Meloni à Alger : l'Italie presse l'Algérie pour plus de gaz, la France déjà en position de force
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, se rend à Alger pour une mission cruciale : obtenir du président Abdelmadjid Tebboune une augmentation des livraisons de gaz naturel. Cette visite, présentée comme un renforcement du partenariat de confiance, révèle en réalité une course européenne pour sécuriser les approvisionnements algériens, dans un contexte de crise énergétique mondiale exacerbée par les tensions au Moyen-Orient.
L'Algérie s'affirme comme un fournisseur clé pour l'Europe, mais ses capacités de production et d'exportation restent limitées face à une demande continentale croissante. La France a pris une avance stratégique significative, ayant accru ses importations de gaz algérien au cours des quatre dernières années, consolidant ainsi sa position face à la dépendance réduite au gaz russe. L'Italie, historiquement dépendante du gaz russe, cherche désormais à rééquilibrer ses sources d'approvisionnement et voit dans l'Algérie un partenaire pivot.
Cette pression italienne place Alger dans une position de force diplomatique et commerciale, lui permettant de négocier ses livraisons. La concurrence entre pays européens pour le gaz algérien pourrait remodeler les alliances énergétiques en Méditerranée et tester la solidité de la stratégie commune de l'UE. La capacité de l'Algérie à répondre à cette demande accrue, sans compromettre ses engagements existants, devient un enjeu de stabilité pour la sécurité énergétique du sud de l'Europe.