Réindustrialisation française en panne : seulement 19 usines nettes ouvertes en 2025, un ralentissement marqué
Le dernier baromètre de Bercy sur la réindustrialisation révèle un net coup de frein. Le solde net des ouvertures et extensions d'usines en France s'est effondré à seulement 19 pour l'ensemble de l'année 2025, un chiffre 4,5 fois inférieur à celui de 2024. Ce ralentissement "de façon marquée" signale une perte de dynamisme inquiétante pour la stratégie industrielle nationale, alors que le gouvernement en avait fait une priorité.
Le bilan est contrasté selon les secteurs. Les gagnants sont clairement identifiés : la défense, l'aéronautique, l'industrie verte et l'électronique tirent leur épingle du jeu. À l'inverse, des pans entiers de l'industrie traditionnelle subissent des fermetures nettes, notamment la chimie, la métallurgie, les transports et la mécanique. Cette polarisation dessine une France industrielle à deux vitesses, où les secteurs stratégiques ou subventionnés résistent, tandis que d'autres fondent.
Ce chiffre minimaliste de 19 créations nettes d'usines place la politique de réindustrialisation sous une pression intense. Il soulève des questions sur l'efficacité des dispositifs de soutien et la compétitivité globale du territoire face à la concurrence internationale et aux coûts de l'énergie. La faiblesse du solde net, malgré les annonces, pourrait conduire à un réexamen des outils de la politique industrielle française dans les mois à venir.