CGT alerte : 76 branches du privé paient encore sous le SMIC, touchant 356 000 salariés
Le salaire minimum légal n'est pas respecté dans des pans entiers de l'économie française. Selon une enquête de la CGT, 76 branches conventionnelles sur 230 dans le secteur privé appliquent encore au moins un niveau de rémunération inférieur au Smic. Le syndicat évoque un nombre de salariés concernés qui repart à la hausse, atteignant environ 356 000 personnes. Cette situation, qui perdure malgré l'obligation légale, met en lumière un dysfonctionnement systémique dans l'application des conventions collectives et la protection des bas salaires.
L'analyse de la CGT pointe du doigt un écart criant entre le droit du travail et la réalité du terrain. Le fait que près d'un tiers des branches professionnelles maintiennent des grilles salariales en deçà du plancher légal révèle une faille dans le mécanisme de revalorisation des minima conventionnels. Ces branches, dont les noms n'ont pas été détaillés dans l'alerte initiale, couvrent des secteurs variés, exposant des centaines de milliers de salariés à une rémunération illégale.
Cette révélation place les partenaires sociaux et les pouvoirs publics sous une pression accrue. Elle relance le débat sur l'effectivité du droit du travail et la capacité de contrôle de l'inspection du travail. Pour les salariés concernés, le risque est concret : un revenu sous le seuil légal, avec des conséquences directes sur leur pouvoir d'achat et leur protection sociale. La CGT, par cette alerte, exige une remise à plat immédiate des grilles salariales non conformes et un renforcement des sanctions pour les branches récalcitrantes.