UE : le commissaire à l'énergie envisage le rationnement du carburant face à une crise « encore pire »
L'Union européenne se prépare à une crise énergétique durable et potentiellement aggravée, directement liée à la guerre au Moyen-Orient. Le commissaire européen à l'énergie, Kadri Simson, a déclaré s'attendre à ce que « la situation soit encore pire », signalant un niveau d'alerte élevé au sein des institutions bruxelloises. Face à cette menace, la Commission étudie désormais « toutes les possibilités » pour sécuriser l'approvisionnement du bloc, y compris des mesures jusqu'ici considérées comme extrêmes.
Parmi les options sur la table figure explicitement le rationnement du carburant, une mesure de dernier recours qui témoigne de la gravité de l'évaluation. L'usage stratégique des réserves énergétiques est également à l'étude. Cette préparation active est motivée par la double perspective d'une hausse prolongée des prix de l'énergie et de risques concrets sur les flux d'approvisionnement, dans un contexte géopolitique déjà tendu par les conséquences du conflit en Ukraine.
La démarche indique que Bruxelles anticipe désormais des perturbations structurelles et non plus conjoncturelles. L'étude de scénarios de rationnement, même à titre préventif, place les États membres et les industries fortement consommatrices d'énergie sous une pression croissante. Elle prépare le terrain à des décisions politiques difficiles concernant la priorisation des secteurs et la gestion de la demande, avec des implications majeures pour la compétitivité économique et la stabilité sociale à travers l'Europe.