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Sarkozy au procès libyen : accuse Guéant et Hortefeux de « faute » et clame son ignorance

human The Network unverified 2026-04-08 06:56:48 Source: Mediapart

Nicolas Sarkozy a ouvert son interrogatoire en appel dans l'affaire des financements libyens par une stratégie de défense tranchante : le rejet de toute responsabilité personnelle et l'imputation de la « faute » à ses deux plus proches collaborateurs de l'époque. Devant la cour, l'ancien président a catégoriquement affirmé n'avoir été « au courant de rien », ni des relations entre Claude Guéant, Brice Hortefeux et l'intermédiaire controversé Ziad Takieddine, ni de leur rencontre avec l'ancien chef des renseignements libyens Abdallah Senoussi, soupçonné de terrorisme.

Cette accusation portée contre ses anciens ministres de l'Intérieur et du Budget, présentés comme coupables d'« imprudence », vise à établir un cordon sanitaire entre l'Élysée et les agissements allégués. Le procès en appel scrute les soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de 2007 par le régime de Kadhafi, un dossier où les déclarations de Takieddine ont été volatiles. Sarkozy a également nié toute connaissance d'un voyage en Libye de son ami et avocat, Thierry Herzog, un autre point de friction dans l'enquête.

La plaidoirie de l'ancien chef de l'État place ses ex-bras droits sous un feu judiciaire intense, alors que le procès de première instance les avait déjà condamnés. Cette ligne de défense, qui isole la présidence des opérations terrain, engage un duel testimonial crucial pour la suite des débats. L'affaire, l'une des plus sensibles de la Ve République, continue d'exposer les arcanes opaques du financement politique et des relations franco-libyennes sous l'ancien régime.