CNews accusée d'être une « chaîne de destruction de la démocratie » et de désinformation raciste
L'antenne de CNews est au cœur d'une tempête politique et médiatique, accusée de menacer les fondements démocratiques. Une coalition d'experts et d'élus dénonce la chaîne comme un vecteur de racisme et de désinformation, la qualifiant explicitement de « chaîne de destruction de la démocratie et de la dignité humaine ». Ce jugement sévère, porté lors d'une émission spéciale de Mediapart, remet directement en cause sa légitimité à occuper une fréquence sur la Télévision Numérique Terrestre (TNT).
Les critiques émanent de figures d'horizons variés, unissant des défenseurs de la liberté de la presse, des parlementaires et des acteurs de la lutte contre le racisme. Thibaut Bruttin de Reporters Sans Frontières (RSF), les députées Sophie Taillé-Polian et Danièle Obono, Dominique Sopo de SOS Racisme et Nathalie Sonnac, ancienne membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), ont débattu de la nature de CNews. Leur diagnostic est sans appel : il s'agirait d'une chaîne d'opinion d'extrême droite dont le contenu franchirait les lignes rouges de l'éthique médiatique et de la cohésion sociale.
L'enjeu dépasse la simple polémique et touche à la régulation fondamentale de l'audiovisuel. La question centrale posée est celle de la place d'une telle chaîne sur un service public de diffusion comme la TNT. Ces accusations graves, portées par des voix autorisées, exercent une pression intense sur les autorités de régulation et relancent un débat de fond sur les limites de la liberté d'expression face à la propagation de discours considérés comme haineux et mensongers. La pérennité du modèle de CNews pourrait être soumise à un examen renforcé.