ADAN : le baromètre crypto 2026 révèle l'adoption en France, tandis que l'Iran exige du Bitcoin dans le détroit d'Or
L'adoption des cryptomonnaies en France fait l'objet d'un baromètre prospectif pour 2026, publié par l'ADAN, alors qu'une exigence géopolitique concrète émerge simultanément : l'Iran réclamerait désormais des paiements en Bitcoin pour le passage des navires dans le détroit d'Ormuz. Cette juxtaposition entre une étude de marché nationale et une pression monétaire stratégique sur une voie maritime critique dessine un paysage crypto fragmenté entre adoption régulée et utilisation de contournement.
Lors de l'émission BFM Business, Vincent Ganne, Louis Laszlo de Meria et Charles Aubert-Couturier de Caceis ont décrypté ces signaux. Le baromètre de l'ADAN (Association pour le Développement des Actifs Numériques) vise à mesurer et projeter la pénétration des actifs numériques dans l'économie française d'ici 2026, un indicateur clé pour les institutions et les investisseurs. Parallèlement, l'affirmation selon laquelle l'Iran imposerait le Bitcoin comme moyen de paiement dans le détroit d'Ormuz introduit une dimension géofinancière volatile, utilisant la crypto-monnaie comme un outil pour court-circuiter les sanctions et contrôler un point de passage énergétique vital.
Ces développements placent les acteurs traditionnels de la finance, comme Caceis avec son expertise en digital assets, face à une double réalité : d'un côté, une adoption encadrée et mesurée dans des juridictions comme la France ; de l'autre, l'émergence de la crypto comme levier de pression dans des conflits stratégiques. Cette tension entre régulation et souveraineté financière alternative pourrait accélérer les cadres législatifs en Europe, tout en exposant les flux commerciaux internationaux à de nouveaux risques opérationnels et de conformité.