Dassault et Airbus dans l'impasse du SCAF : la "mission de rapprochement" face au mur du 18 avril
Le projet d'avion de combat du futur (SCAF), un programme estimé à 100 milliards d'euros, est dans une impasse totale. À ce jour, il n'existe concrètement qu'une maquette, malgré les enjeux stratégiques colossaux pour la France, l'Allemagne et l'Espagne. Dassault Aviation, maître d'œuvre du système de combat aérien, mise désormais sur une date butoir, le 18 avril, pour tenter de sortir de cette paralysie et relancer la coopération avec son partenaire Airbus.
Cette pression temporelle s'inscrit dans le cadre d'une "mission de rapprochement" lancée il y a environ un mois entre les deux géants aéronautiques. L'objectif officiel est de "trouver les voies de convergence" pour débloquer le programme SCAF, actuellement au point mort. Cette mission révèle l'ampleur des divergences persistantes, notamment sur le partage des responsabilités industrielles et la souveraineté technologique, qui opposent Dassault et Airbus depuis des années.
L'échéance du 18 avril représente un ultimatum de facto pour cette coopération franco-allemande. Si aucun accord tangible n'émerge, le risque d'un échec pur et simple du plus grand programme de défense européen se rapprocherait dangereusement. Un blocage définitif remettrait en cause non seulement la future capacité militaire de l'Europe, mais aussi l'équilibre industriel et géopolitique du continent face aux concurrents américains et chinois. L'avenir de l'avion de combat européen de sixième génération se joue maintenant dans les coulisses de cette négociation à haut risque.