Stellantis Poissy : l'usine historique arrête l'assemblage, les syndicats soulagés mais une minorité appelle à la grève
L'usine historique de Stellantis à Poissy, symbole de l'industrie automobile française, ne produira plus de voitures. La direction a annoncé jeudi une transformation radicale du site, qui deviendra un centre de fabrication de pièces et de déconstruction de véhicules. Cette décision, qui marque la fin d'une ère pour l'assemblage sur place, a paradoxalement été accueillie avec soulagement par la majorité des organisations syndicales, qui redoutaient une fermeture pure et simple.
Le plan présenté par Stellantis vise à sécuriser l'avenir du site et ses emplois dans une nouvelle activité industrielle. Cette reconversion, perçue comme un moindre mal face à la menace d'une disparition totale, a rallié les principaux syndicats. Cependant, la transition ne fait pas l'unanimité. Une minorité syndicale, estimant que la direction n'a pas suffisamment consulté le personnel et contestant les conditions de cette mutation, appelle dès à présent à la grève, créant une fracture au sein de la représentation des salariés.
Cette réorganisation de Poissy s'inscrit dans la stratégie plus large de Stellantis pour adapter son outil industriel français à la transition électrique et aux nouvelles contraintes économiques. Le soulagement majoritaire des syndicats illustre la pression intense qui pèse sur les sites traditionnels et la crainte permanente des plans sociaux. La contestation minoritaire, quant à elle, signale les tensions internes que peut générer une telle transformation, même lorsque l'alternative semblait bien plus sombre. L'avenir du site se jouera désormais dans sa capacité à réussir cette reconversion tout en apaisant les dissensions internes.