Europlasma : le repreneur promis à la défense nationale visé par un scandale financier et spéculatif
Le groupe Europlasma, présenté comme le sauveur d'usines stratégiques pour la production d'obus, est en réalité piloté par un financier condamné pour manipulation de cours et basé aux Bahamas. Sous couvert de relance industrielle et avec l'aval de l'État, la société a repris les sites en grande difficulté des Forges de Tarbes, de la Fonderie de Bretagne et de Valdunes. Sa stratégie réelle, loin des promesses de réindustrialisation de la défense, serait aujourd'hui de les revendre à des fins purement spéculatives.
Cette opération met en lumière un schéma où la délinquance financière prospère sur le terreau de la désindustrialisation française. Le financier aux commandes, dont les antécédents judiciaires étaient connus, a utilisé le levier des sites sensibles et des contrats publics potentiels comme un actif financier à retourner. Les promesses de production d'obus, cruciales dans le contexte géopolitique actuel, semblent n'avoir servi que de caution à une manœuvre d'achat et de revente.
Le scandale place l'État français sous une pression intense, l'accusant d'avoir validé, voire facilité, cette prise de contrôle à haut risque. Il révèle une faille béante dans le contrôle des repreneurs d'entreprises stratégiques et pose une question cruciale sur le devenir de ces outils industriels militaires. L'affaire pourrait déclencher des audits parlementaires et une révision des procédures de cession, tandis que l'incertitude plane sur l'avenir des sites et des emplois concernés.