Contrat Rafale avec l'Inde : le blocage autour de l'accès aux codes sources menace le méga-contrat de 114 appareils
New Delhi réclame un accès complet aux codes sources du Rafale pour intégrer ses propres systèmes d'armement. Une exigence que Paris considère comme une ligne rouge absolue dans les négociations pour la vente de 114 appareils au ministère indien de la Défense.
L'enjeu porte concrètement sur la capacité de l'Inde à adapter le chasseur français avec ses missiles nationaux, sans dépendre de Dassault Aviation ou de Thales pour chaque modification logicielle. Cette demande répond à une stratégie de souveraineté militaireque New Delhi pousse depuis plusieurs années, mais qui se heurte aux règles françaises sur la protection des technologies sensibles. Paris refuse de céder sur ce point, invoquant des risques de prolifération technologique et des engagements pris auprès d'autres clients internationaux du Rafale.
L'impasse menace désormais de faire dérailler un contrat estimé à plusieurs milliards d'euros. Le gouvernement indien a laissé entendre qu'il pourrait accélérer l'examen d'alternatives, notamment le MiG-35 russe ou le F-15EX américain. Cette pression survient dans un contexte où les discussions patinent depuis le lancement officiel du programme MRFA (Medium Role Fighter Aircraft) par New Delhi. Pour la France, un échec signerait un revers stratégique majeur en Asie du Sud, à un moment où Paris cherche à consolider son réseau d'alliances dans la région Indo-Pacifique.