Bruxelles prêtée à réviser la directive-cadre sur l'eau pour favoriser l'ouverture de mines
La Commission européenne planche sur une révision de la directive-cadre sur l'eau, texte fondateur de la politique environnementale européenne, selon plusieurs sources proches du dossier. Le changement de cap, présenté officiellement sous l'angle de la « simplification » administrative, viserait notamment à assouplir les contraintes qui freinent l'ouverture de nouvelles mines sur le territoire de l'Union. L'industrie extractive saluerait déjà cette orientation, tandis que les organisations非政府amentales et les professionnels du traitement des eaux s'inquiètent d'un détricotage en règle du cadre légal de protection des ressources hydrauliques.
Concrètement, le texte actuel impose des obligations strictes en matière de qualité des eaux et de prévention de la pollution, des contraintes que les groupes miniers considèrent comme autant d'obstacles à leurs projets. En remettant l'ouvrage sur le métier, l'exécutif européen ouvre une brèche dans l'un des régimes de protection environnementale les plus ambitiaux du continent. Les ONG rappellent que cette directive, adoptée en 2000, a permis des avancées significatives dans la réduction des pollutions industrielles et agricoles. Sa remise en question signerait un retour en arrière historique.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large de pressure exercée par les lobbies extractifs sur les institutions bruxelloises, dans un contexte de relance des projets miniers liés aux matières premières critiques pour la transition énergétique. Les services de traitement des eaux, premiers concernés par les conséquences d'un affaiblissement normatif, ont déjà fait part de leur vive opposition. La Suite du processus législatif promet des affrontements entre les défenseurs de l'environnement et les partisans d'une dérégulation au service de l'industrie.