700 millions de dollars saisis, 503 sites fermés : les États-Unis démantèlent un empire Fraud-as-a-Service depuis l'Asie du Sud-Est
Fin avril 2026, les autorités américaines ont mis au jour une infrastructure frauduleuse d'une échelle inédite dans l'écosystème des cryptomonnaies. Coordonnée depuis l'Asie du Sud-Est, cette opération baptisée sous pseudonyme opérationnel a permis la saisie de 700 millions de dollars et la suppression de 503 sites d'investissement falsos. Derrière ces plateformes, un modèle économique organisé — qualifié de « Fraud-as-a-Service » par les enquêteurs — proposait à des réseaux criminels des kits prêts à l'emploi pour piéger des victimes à travers le monde.
Le système reposait sur une division du travail structurée : des équipes basées au Cambodge, au Myanmar et au Laos géraient les opérations techniques et le recrutement de main-d'œuvre, tandis que des complices locaux assuraient le blanchiment des fonds via des plateformes d'échange décentralisées et des cryptomonnaies à privacy renforcée. Les fonds saisis proviennent directement des pertes subies par des investisseurs individuels, pour la plupart localisés en Amérique du Nord et en Europe. Plusieurs mandats d'arrêt internationaux ont été émis, mais l'extradition depuis cette région reste un obstacle majeur.
Cette affaire met en lumière l'industrialisation de l'arnaque aux cryptomonnaies et ses liens documentés avec des réseaux de traite des êtres humains, qui alimentent le vivier de main-d'œuvre forcée dans ces opérations. Le département de la Justice américain et le FBI ont indiqué que l'enquête se poursuit pour identifier l'ensemble des bénéficiaires et des complices financiers ayant permis la conversion des fonds illicites.