Iran rouvre le détroit d'Ormuz aux navires « non hostiles » : le Brent plonge de près de 6%
Les cours du pétrole ont chuté brutalement ce mercredi, le Brent perdant près de 6%, après une annonce surprise de Téhéran. L'Iran a affirmé rouvrir l'accès au détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour près d'un tiers du pétrole maritime mondial, aux navires qu'il qualifie de « non hostiles ». Cette décision intervient dans un contexte géopolitique déjà tendu, créant une onde de choc immédiate sur les marchés.
Cette ouverture conditionnelle du détroit, principal goulot d'étranglement des exportations pétrolières du Golfe, est interprétée comme un geste de détente potentiel. Elle coïncide avec la transmission, par l'ancien président américain Donald Trump, d'un plan de paix à Téhéran. La combinaison de ces deux signaux a suffi à inverser la pression haussière sur les prix du brut, les traders anticipant une réduction du risque de perturbation majeure des approvisionnements.
La manœuvre iranienne place désormais la balle dans le camp des puissances occidentales et des compagnies pétrolières. La définition opaque de « navire non hostile » par Téhéran introduit une incertitude opérationnelle majeure pour le transport maritime. Si la baisse des prix offre un répit aux économies importatrices, la stabilité à long terme du corridor dépendra de la clarté des règles d'engagement et de la réponse des flottes internationales à cette nouvelle posture iranienne.