Tariq Ramadan condamné par défaut à 18 ans de prison pour viols par la cour criminelle de Paris
L'islamologue suisse Tariq Ramadan a été condamné ce mercredi à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris. Le verdict, rendu par défaut et à huis clos, le reconnaît coupable de viols sur trois femmes, dont un viol sur personne vulnérable. Cette condamnation marque un point d'orgue judiciaire dans une affaire qui a secoué le monde intellectuel et religieux francophone depuis plusieurs années, exposant des allégations graves contre une figure médiatique majeure.
Le procès s'est déroulé en l'absence de l'accusé, jugé par contumace. La cour a examiné les plaintes de trois femmes, dont les accusations remontent pour certaines à 2009. Les faits reprochés incluent des viols et un viol sur personne vulnérable, des charges qui ont donné lieu à une instruction longue et médiatisée. La défense de Tariq Ramadan a toujours contesté fermement ces accusations, dénonçant une cabale.
Cette condamnation lourde place Tariq Ramadan sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Elle clôt provisoirement un chapitre judiciaire tout en ouvrant la voie à d'éventuels appels et à des questions persistantes sur son retour en France pour purger sa peine. L'affaire continue d'avoir des répercussions sur sa réputation, son influence passée dans les débats sur l'islam en Europe, et souligne les mécanismes judiciaires face aux accusations de violences sexuelles impliquant des personnalités publiques.