Fin de mission pour Jean-Baptiste de Franssu, l'homme qui a assaini la 'Banque du Vatican'
Le Français Jean-Baptiste de Franssu, qui dirigeait depuis 2014 l'Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), plus connu sous le nom de 'Banque du Vatican', quitte son poste. Son départ marque la fin d'une décennie de réformes profondes menées sous le pontificat du pape François, visant à tourner la page sur des décennies de scandales financiers et d'opacité qui avaient entaché la réputation de l'institution.
Arrivé à la tête de l'IOR avec un mandat clair de nettoyage, de Franssu a mis fin au statut de paradis fiscal du Saint-Siège. Il a engagé un vaste processus d'assainissement des pratiques, renforçant drastiquement les contrôles internes, la conformité et la transparence de la banque. Cette transformation a été menée pour répondre aux exigences internationales et restaurer une crédibilité financière gravement compromise par le passé.
Si son action est largement saluée pour avoir assaini une institution historiquement sulfureuse, l'héritage laissé est celui d'une structure encore 'partiellement perfectible'. Le départ de son président réformateur ouvre une nouvelle phase pour l'IOR, qui devra maintenir cette rigueur retrouvée tout en poursuivant son intégration dans le système financier régulé, sous le regard vigilant des autorités de supervision et dans le cadre de la politique de transparence voulue par le Vatican.