Hongrie : un officier de police révèle un complot des services secrets pour éliminer le parti Tisza avant les élections
À deux semaines des législatives hongroises, un officier supérieur de police a révélé l'existence d'une opération des services secrets visant à neutraliser le principal parti d'opposition, Tisza, et son leader Péter Magyar. Cette divulgation, survenue en pleine campagne, jette une lumière crue sur les méthodes employées pour influencer le scrutin du 12 avril et place le gouvernement de Viktor Orbán sous une pression intense.
Le capitaine de police, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a fourni des informations détaillant un complot pour mettre hors course le parti Tisza. En réaction, Péter Magyar a qualifié l'affaire d'opération « plus grave que le Watergate », accusant directement l'appareil d'État d'Orbán de mener une guerre sale. Ces allégations, si elles sont vérifiées, révèlent une tentative systémique de manipulation électorale par des moyens clandestins, bien au-delà des critiques habituelles sur le clientélisme ou le contrôle médiatique.
L'implication présumée des services secrets hongrois représente une escalade significative dans la nature des pressions exercées sur l'opposition. Cette affaire risque de dominer les derniers jours de campagne, de déclencher des scrutins internationaux sur la légitimité du processus électoral et de provoquer une crise politique majeure, quel que soit le résultat du vote. Elle expose les fractures profondes au sein de l'État et la bataille acharnée pour le pouvoir en Hongrie.