Procès Sarkozy-Kadhafi : les proches de l'ex-président multiplient les témoignages d'allégeance
La deuxième semaine du procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l'affaire des soupçons de financement libyen a été marquée par une défense en bloc de ses anciens collaborateurs. Brice Hortefeux, Éric Woerth, Alexandre Djouhri et Thierry Gaubert, tour à tour entendus par la cour, ont systématiquement couvert l'ancien président, soutenant qu'il n'aurait « rien vu, rien su » des éventuels circuits financiers litigieux liés au régime de Mouammar Kadhafi. Cette solidarité affichée dessine une stratégie de défense unie face aux accusations de corruption et de financement illégal de campagne.
Les auditions ont révélé la nature des relations entre ces figures clés du sarkozysme et le cœur de l'affaire. Chaque témoin a apporté sa version, minimisant le rôle ou la connaissance de Sarkozy, et renforçant le récit d'une ignorance présumée des détails opaques des financements. Cette succession de dépositions alignées place la cour d'appel de Paris face à un mur de témoignages concordants, tandis que les avocats de la partie civile et du parquet tentent d'y trouver des failles ou des contradictions.
L'enjeu judiciaire reste colossal pour l'ancien chef de l'État, déjà condamné en première instance. La consistance de ce front uni de la défense sous pression judiciaire est un élément central du procès. Son efficacité à convaincre les magistrats de la cour d'appel sera déterminante pour l'issue de cette affaire, qui touche aux relations franco-libyennes et aux financements politiques secrets, avec des implications durables sur la classe politique française.