États-Unis : Angela Lipps, 5 mois de prison après une identification faciale erronée de la police de Fargo
Une mère de famille du Tennessee a passé cinq mois derrière les barreaux pour un crime commis à 2000 km de là, dans le Dakota du Nord, où elle n'a jamais mis les pieds. L'arrestation d'Angela Lipps, 50 ans, repose sur une identification par reconnaissance faciale erronée effectuée par la police de Fargo, qui cherchait les auteurs de plusieurs fraudes bancaires survenues cet été.
Arrêtée chez elle à Elizabethton le 14 juin sur la base d'un mandat émis par Fargo, Lipps a été incarcérée pendant tout l'été. Le chef de la police de Fargo a reconnu auprès de CNN que son service avait utilisé des « technologies de reconnaissance faciale de notre partenaire » et d'« autres étapes d'enquêtes indépendantes du recours à l'IA » pour aboutir à cette identification. Bien que le département ait admis quelques « erreurs », aucune excuse officielle n'a été présentée à la victime, dont les avocats dénoncent une erreur judiciaire flagrante.
Ce cas soulève des questions critiques sur la fiabilité et les garde-fous entourant l'utilisation croissante de la reconnaissance faciale par les forces de l'ordre américaines. L'incident illustre le risque concret qu'une erreur algorithmique, même suivie d'une enquête humaine, puisse priver un innocent de sa liberté pendant des mois. L'absence d'excuses officielles ajoute une dimension institutionnelle au préjudice subi, mettant en lumière les pressions sur les procédures policières à l'ère de l'IA.