La Cour des comptes néerlandaise remet en cause l'efficacité des mesures anti-blanchiment (AML)
Le système mondial de lutte contre le blanchiment d'argent (AML) est jugé inutile et coûteux par un audit officiel. La Cour des comptes des Pays-Bas, une institution supérieure de contrôle, vient de publier un rapport sévère qui remet en cause l'efficacité fondamentale de ce dispositif, pourtant fondé sur une volonté conjointe de nombreuses juridictions.
Ce constat critique émane d'une autorité de contrôle financier majeure, ce qui lui confère un poids institutionnel considérable. Le rapport ne se contente pas de pointer des failles opérationnelles, mais interroge la pertinence même de l'approche de surveillance généralisée qui sous-tend les réglementations AML actuelles. Il s'agit d'une mise en cause directe d'un pilier de la gouvernance financière internationale, souvent présenté comme un rempart essentiel.
Cette critique officielle pourrait déclencher une vague de réévaluations et de pressions réglementaires au sein de l'Union européenne et au-delà. Elle expose les régulateurs et les institutions financières à un examen accru sur la justification des coûts de conformité, qui pèsent lourdement sur le secteur. Le rapport néerlandais introduit un doute majeur sur la capacité du système actuel à atteindre ses objectifs déclarés, risquant de saper la confiance dans ce cadre réglementaire et d'alimenter les débats sur sa nécessaire refonte.