Trump encense le patron français de Nissan USA, mais la réalité de la production est plus nuancée
Donald Trump a publiquement loué Christian Meunier, le dirigeant français de Nissan Amérique du Nord, pour des résultats qu'il a qualifiés d'« incroyables » aux États-Unis. Cette soudaine approbation du candidat républicain est directement liée à la stratégie de Nissan : augmenter la production localisée sur le sol américain pour éviter les droits de douane. Le geste politique met en lumière une tactique commerciale devenue un atout dans le discours protectionniste de Trump.
Cependant, cette réussite mise en avant masque une situation plus complexe pour le constructeur japonais. Derrière les éloges, Nissan est engagé dans une vaste restructuration mondiale et fait face à une baisse globale de sa production. De plus, une part significative des véhicules vendus aux États-Unis reste dépendante des usines mexicaines, une réalité qui tempère le récit d'une production entièrement relocalisée. La performance américaine, bien que réelle, s'inscrit dans un contexte plus difficile.
Cette déclaration place Christian Meunier et Nissan sous un feu des projecteurs inhabituel, à la croisée de la stratégie automobile et de la politique commerciale américaine en pleine campagne électorale. Elle soulève des questions sur la pérennité du modèle et expose la marque aux aléas des discours politiques, alors que sa dépendance à la chaîne d'approvisionnement nord-américaine, notamment mexicaine, persiste.