France : 10 à 15 milliards d'euros d'aides publiques annuelles aux énergies fossiles, une aberration maintenue
En pleine urgence climatique et sous le choc des prix du pétrole, l'État français continue d'injecter entre 10 et 15 milliards d'euros par an en subventions à la consommation d'hydrocarbures. Cette manne publique, principalement dirigée vers le secteur industriel via des avantages fiscaux, constitue un soutien massif et direct aux énergies fossiles. Le gouvernement n'a, à ce jour, toujours pas planifié la fin de ces dispositifs, créant une contradiction flagrante avec ses propres objectifs écologiques.
Ces milliards d'euros d'aides publiques annuelles représentent un soutien structurel à la consommation de pétrole, de gaz et de charbon. Le dispositif, largement opaque, fonctionne comme un amortisseur fiscal pour les industries les plus énergivores, leur permettant de maintenir leur compétitivité sur le dos de la transition énergétique. Alors que le pays s'est engagé à réduire ses émissions, cette politique maintient artificiellement la rentabilité des énergies les plus polluantes.
L'absence de calendrier pour supprimer ces avantages fossiles expose le gouvernement à un risque politique et juridique croissant. Cette situation place la France en porte-à-faux vis-à-vis de ses engagements internationaux sur le climat et sa propre loi énergie-climat. Elle soulève des questions fondamentales sur la cohérence des politiques publiques et la réelle priorité accordée à la transition écologique face aux intérêts industriels établis.