Grasset : Han Kang, Ali Smith et des dizaines d'auteurs internationaux refusent de publier sous l'ère Bolloré
Une fracture sans précédent s'ouvre entre Grasset et la littérature mondiale. Selon les informations de la cellule d'investigation de Mediapart, relayées par Le Monde, plus de cinquante auteurs étrangers — dont la prix Nobel 2024 Han Kang, la Britannique Ali Smith et l'Islandais Jon Kalman Stefansson — ont décidé de rompre avec la maison d'édition française. Ces écrivains, qui doivent publier un texte commun dans plusieurs médias internationaux, invoquent leurs craintes face à l'avenir du groupe sous la houlette de Vincent Bolloré, l'homme d'affaires breton dont l'influence sur les médias et l'édition française ne cesse de s'étendre.
Cette défection massive touche un éditeur historique du paysage littéraire hexagonal, pilier du groupe Editis contrôlé par Vivendi, lui-même sous la coupe de Bolloré. Les auteurs concernés, qui représentent une part significative de la production internationale de Grasset, reprochent à la direction un changement de ligne éditoriale et une remise en question de l'indépendance qui prévalait jusqu'alors. Le texte conjoint attendu dans les prochaines heures vise à exercer une pression publique sur le groupe, en alertant le lectorat et le milieu culturel sur ce qu'ils perçoivent comme une dérive de l'édition de qualité.
Pour Grasset, cette crise revêt une dimension symbolique et économique considérable. Le départ de voix aussi reconnues menace la crédibilité littéraire de la maison, tandis que Vivendi, déjà sous forte pression financière et stratégique, voit son empire de la culture又一次东部. Les observateurs du secteur surveillent désormais la réaction du groupe Editis et les possibles répercussions sur d'autres авторы ещё не made public leur позицию. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre logique industrielle et création littéraire dans un secteur où l'argent du入れ替わる最多 капитала redéfinit les règles du jeu.